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Chine, Bibliothèques/Librairies, ONG, Nationalisme, Politique, Religion Summer School



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Le camp d’été auquel j’ai assisté en juillet dernier, pour certaines raisons légales, n’était pas véritablement un camp d’été (bien qu’il ait ressemblé à un camp), mais plutôt une “école d’été”. Comme l’organisateur du camp, Monsieur Li, le décrivait, c’était “une école spirituelle”. Une école dans laquelle M. Li, durant un programme d’une semaine, tentait d’enseigner à ses jeunes élèves des notions inexistantes dans le cursus normal de l’enseignement primaire et secondaire en République Populaire de Chine: l’esprit critique et l’épanouissement de soi par l’instruction civique.

La première notion, la plus complexe à enseigner et celle requérant le plus de tact de la part de M. Li et de ses assistants, était celle du développement de l’esprit critique. Dans un pays où tous les médias sont contrôlés par l’État, il est facile d’accepter tous les faits qui y sont présentés comme des vérités, sans avoir recours à différentes sources facilement accesibles sur Internet. Certains sujets tabous (incroyablement tabous) en Chine ont été abordés. Certains étudiants étaient choqués d’entendre pour la première fois de leur vie la remise en cause des fondations mêmes de leur propre éducation. Par exemple, l’un des bénévoles venant de Pékin, a prononcé un discours remettant en cause la politique d’Une Seule Chine. Cette politique a pour but de conserver l’intégrité territoriale de la Chine telle qu’elle était à l’époque du dernier empereur de l’Empire du Milieu (avant la révolution de 1911) – mais sans la Mongolie et quelques autres territoires perdus. C’est à dire toutes les provinces à majorité Han qui ne font aucun doute quant à leur allégeance (Beijing, Shaanxi, Sichuan, Hunan, …) des provinces peuplées de minorités ethniques (Tibet, Xinjiang) et Taiwan, en plus de la Mer de Chine et certaines frontières non reconnues internationalement. La remise en cause de la politique d’Une Seule Chine avait comme raison le fait qu’il pourrait éventuellement être envisagé d’accepter l’indépendence certaines provinces si leurs populations le désiraient. Que la Chine, présentement, était trop grande et complexe et qu’il ne serait pas si maléfique si une province venait à se déclarer indépendente. Une étudiante, obnubilée par ces déclarations, a déclaré à Ying “听得不舒服” (ces idées me rendent inconfortable). Bien entendu, le but de ces déclarations n’étaient pas de faire de ces étudiants des séparatistes régionaux. Personne dans la salle n’était un séparatiste. L’idée était d’ouvrir une porte à la pensée critique. Accepter qu’il existe une possibilité qui va à l’encontre de probablement le plus grand tabou de la Chine actuelle ou du moins faire en sorte qu’un enfant entende pour la première fois de sa vie cette possibilité était le but de l’exercice.

La deuxième notion: développer l’individualisme, était beaucoup moins controversée au niveau politique, mais non moins dérangeante pour les relations familiales. En Chine, il existe la notion selon laquelle un enfant “appartient” à ses parents. L’enfant est un investissement pour assurer les vieux jours de ses créateurs. L’enfant doit donc bien réussir dans la vie pour obtenir un salaire élevé et ainsi aider les parents lorsqu’ils atteignent l’âge de la retraite. La première étape vers la réussite c’est l’école. Il faut étudier, tous les jours de 8h à 23h, aller à l’école l’été en juillet et en août, et prendre des cours d’anglais en passant, les seules soirées libres qui peuvent exister dans l’horaire d’un étudiant chinois. Mais pour quelle raison un étudiant doit-il travailler si dur à l’école? Ou, meilleure question, celle posée par M. Li: “pour QUI faites-vous cela? Pour QUI travaillez-vous? Pour QUI étudiez-vous?” À cette question, de nombreux élèves ont répondu qu’ils voulaient que leurs parents soient fiers d’eux. C’est alors que M. Li leur a demandé “Quels sont vos rêves?”.

C’est alors que les élèves, tour à tour, ont présenté à la classe leurs rêves. Certains rêvaient d’aller travailler en ville et devenir riches, d’autres rêvaient de rester dans la campagne et cultiver la terre.

Certains élèves choisissaient de parler de leur passé, leur émouvant passé, évoquant la mort d’un parent, la détresse de la vie dans la pauvreté. D’autres à la vie peut-être plus joyeuse, préféraient parler de leurs aspirations.

La première journée, l’heure du réveil était fixée à 6h (et la journée finissait à 23h!) Aux petites heures du matin, nous avons grimpé une des montagnes entourant la localité où se trouvait l’école. La pente était abrupte et la terre était trempée et boueuse.

Une fois au sommet, les élèves chantaient et lisaient des poèmes dans une ambiance qui rappelle les camps d’été chrétiens évangélistes des États-Unis où des versets de la bible sont lus dans la nature. Mais dans ce cas, il n’y avait rien de religieux.

Le deuxième jour, à la même heure, nous avons grimpé une seconde montagne. La terre était moins boueuse et la pente moins abrupte, donc la descente était plus facile.

En passant, nous avons croisé des fermiers qui montent et descendent la montagne tous les jours sans être fatigués!

Âgés, mais très en forme.

Mais 6h, c’était beaucoup trop tôt pour se lever. Les élèves et les bénévoles étaient épuisés. Un étudiant s’en est plaint et c’est alors que M. Li a fait une petite démonstration de la démocratie (était-ce prévu ou pas?) Alors une proposition a été faite pour modifier l’horaire en enlevant l’escalade de la montagne à 6h et en la remplaçant par la lecture de poèmes dans la cour d’école une heure plus tard. Le vote a été très serré: 20 voix contre 19 pour la modification de l’horaire! Donc, à partir de cette journée, il n’y a plus eu de d’escalade de la montagne. Heureusement que les élèves étaient en nombre impair, car s’il était advenu que le vote eût été ex-aequo, M. Li aurait eu à utiliser son pouvoir de vote pour briser l’égalité, ce qui aurait pu être perçu par des enfants qui ne sont pas familiers avec les principes de la démocratie, comme une manoeuvre autoritaire, ce qui les aurait peut-être confondus dans leur idée d’une démocratie “parfaite”.

Il y avait en tout 6 bénévoles, un volontaire à temps plein, M. Li et sa femme. Chaque bénévole apportait quelque chose de différent au camp. Ying et moi apportions le monde extérieur ou l’”Occident”, deux étudiantes du Guangdong (aussi nommé: “Canton”) enseignaient le chant, un philosophe de Pékin (dont le nom signifie “amour de la philosophie (爱哲)”) enseignait quelques rudiments de démocratie et de philosophie, une enseignante du Canton, issue d’une minorité ethnique, a montré aux élèves des images de son village natal. Le volontaire à temps plein, un poète, aidait M. Li dans son entreprise et apportait son point de vue sur certaines problématiques. Sur cette photo, les deux étudiantes cantonnaises enseignent à utiliser la voix pour chanter. Les garçons sont placés à gauche et les filles à droite.

Ying a raconté son expérience d’études aux États-Unis.

“Occidentaux vs Chinois”

La vision du monde selon les Occidentaux et selon les Chinois. Les relations entre l’individu avec cinq différents éléments: (les autres êtres humains, la famille, les objets, la nature et Dieu). Selon M. Li, chez les Occidentaux, la relation la plus importante, celle qui engloberait tout, serait celle entre l’individu et Dieu, alors que chez les Chinois, cette relation serait inexistante, telle qu’affichée sur les diagrammes (le cercle pointillé dans l’image de gauche représentant la relation individu-Dieu chez les Occidentaux). Selon M. Li, ce qui manque aux Chinois, c’est la spiritualité, telle qu’elle est pratiquée en Occident. M. Li est un Chrétien évangéliste.

Au fur et à mesure que le camp avançait, la présentation devenait de plus en plus religieuse. Des films ont été présentés, dont beaucoup racontaient la vie de grandes personalités historiques (qui se trouvaient à être aussi chrétiennes). Parmi elles: Mère Thérésa, Martin Luther King et Gandhi.

Un film non religieux pour enfants a aussi été présenté: le Magicien d’Oz. La dernière journée du camp, il devait y avoir une recréation de certaines scènes du film sous forme de pièce de théâtre. Il y avait trois équipes d’acteurs, chaque équipe jouant les mêmes scènes. Le meilleur acteur de chaque équipe allait être courronné comme le gagnant.

Quelques images de la pièce de théâtre.

Les meilleurs acteurs, déterminés par vote secret.

À la fin du camp, un livre d’or était mis à la disposition des élèves pour qu’ils écrivent leurs pensées. Ils pouvaient écrire à propos de n’importe quoi: leurs aspirations, leur opinion sur le camp, etc.

Le camp a été interrompu à deux reprises pour recevoir des dons de livres effectués par des particuliers. Les livres que Ying a envoyés sont arrivés exactement au dernier jour!

L’organisme qui a organisé le camp est avant tout une ONG dont l’objectif est de construire des bibliothèques dans des écoles de la Chine rurale. Elle a jusqu’à présent constuit 4 bibliothèques dans autant d’écoles et dans 3 provinces chinoises. Cette organisation a été fondée par quelques intellectuels de Pékin. M. Li m’a confié que la construction d’une bibliothèque coûte environ 40000 yuans (5800 $) en équipements (ordinateurs, projecteur,…) en meubles, et en autres dépenses (par exemple: cahiers). Ensuite, il faut ajouter 10000 à 20000 yuans (1500 à 3000$) par année pour l’entretien. Cette ONG est représentée par 5 intellectuels ayant des idées différentes, mais se rejoignant sur un point: l’importance de l’instruction civique. Ce n’est pas un organisme avec un but politique particulier, ni religieux. Si vous voulez aider cet organisme de quelque façon, vous pouvez vous adresser directement à M. Li à l’adresse: liyingqiang@gmail.com

Chine, Campagne, ONG, Personnes, Photographie, Sichuan Sichuan (Szechuan; 四川)



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Voici quelques photos que j’ai prises lors de mon voyage dans la province du Sichuan (aussi écrit “Szechuan”).

Le but de mon voyage était de participer à des activités dans un camp d’été organisé par une ONG dont l’activité principale est de construire des bibliothèques des écoles secondaires de la campagne chinoise.

Cette bibliothèque a été construite il y a seulement quelques mois dans un bâtiment abandonné de l’école.

Avant le début du camp d’été (le lundi), on m’a demandé de donner des discours devant quelques classes. Au total, j’ai donné 8 discours à propos des voyages et des pays étrangers. (Je parlais anglais et Ying traduisait en chinois).

Photo de groupe.

L’un des nombreux films qui ont été montrés durant le camp d’été.

Un étudiant d’éducation physique. Toutes les nuits, cet étudiant ainsi que ses camarades s’entraînent dehors. Leur but est d’être accepté à l’université dans le programme d’éducation physique. S’ils sont acceptés, leurs débouchés seront très intéressants: peut-être qu’un jour cet étudiant obtiendra une médaille d’or aux jeux olympiques!

Ping Pong. (乒乓球 [ping pang qiu])

Dans la bibliothèque, j’ai remarqué ces très vieux livres… La collection complète de Lénine et La collection complète de Marx et Engels.

Marx and Engels.

“À notre mère école” – 14 juillet 1974.

Une des activités préférées de la plupart des chinois: 爬山 [pashan] grimper la montagne!

Deux vieux hommes portant le “costume Mao”.

Nous avons rencontré des gens très gentils.

Cet homme écrit son adresse postale pour qu’on puisse lui envoyer sa photo.

Cette femme travaillait auparavant dans une usine à Xi’an, mais elle a décidé de revenir dans la campagne et de mettre sur pied une ferme de poulets. Elle nous a raconté que son emploi à l’usine payait très peu, alors que vendre des poulets est un commerce très rentable!

J’ai dormi dans le “meilleur hôtel” en ville.

Je ne suis pas sûr ce que c’est exactement… je crois comprendre qu’on peut obtenir un nouveau nom à cet endroit…

Voici quelque chose qui serait impensable au Québec où les noms seraient remplacés par des codes secrets seulement connus des étudiants et des professeurs: la liste des étudiants qui ont passé leurs examens et qui sont admis à l’université.

Les pannes d’électricité étaient assez communes, mais elles ne duraient jamais très longtemps.

Après le camp d’été, nous sommes allés à Chengdu, la capitale du Sichuan.

Un chien et son maître.

Un bar.

Pauvreté extrême, Délinquence, Lima, Agressions, ONG, Pérou, Bidon-villes Collique, Lima



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Algunos días atrás, tuve la oportunidad de visitar un barrio de chabolas en Lima con una ONG que trata de ayudar a la gente por los medios que tiene… es decir sin la ayuda del gobierno que casi totalmente abandonó la gente.

Il y a quelques jours, j’ai eu la chance de visiter un bidon-ville à Lima avec une ONG qui essaye tant bien que mal de s’occuper de la population locale avec les moyens qu’ils ont… c’est-à-dire sans l’aide du gouvernement qui l’a presque totalement abandonnée.

Para entrar en el barrio de chabolas, se tiene primero que pasar por las calles de Collique. Estas calles no paracen muy seguras. No me gustaría encontrarme allí solo en la noche!

Pour entrer dans le bidon-ville, il faut premièrement passer par les rues de Collique… (prononcer Ko-yi-ké) Ces rues ne sont pas très rassurantes. Je ne voudrais pas m’y trouver seul la nuit!

Le barrio de chabolas está ubicado sobre el cerro.

Le bidon-ville est situé sur la montagne au loin.

Para entrar al barrio de chabolas, se tenia que subir una escalera que construyó el gobierno.

Pour y accéder, il faut monter un escalier qui a été construit par le gouvernement.

Cuando se llega arriba, se puede ver toda la ciudad.

Quand on arrive en haut, on a une vue d’ensemble sur la ville.

Se construye las casas con materiales baratos y faciles que encontrar.

Les maisons sont construites avec des matériaux pas chers et faciles d’accès.

Un comedor comunitario desde el exterior.

Un endroit où l’on sert de la nourriture aux plus pauvres.

Adentro.

À l’intérieur.

Una niña esta comiendo su arroz.

Une enfant mange son riz.

Dos de los representantes de la ONG con los niños. Habian llevado cosas para los niños, cuadernos, lapices, entre otras cosas, pero perdieron sus maletas en el aeropuerto… Los recogeron el dia siguiente, pero era demasiado tarde. La proxima escuela que visitarán recibirá mas cosas.

Deux des représentants de l’ONG avec les enfants. Ils avaient amené des choses pour les enfants, des cahiers, des crayons, entre autres, mais ils avaient perdu leurs bagages à l’aéroport… Ils les ont retrouvé le lendemain, mais il était trop tard. La prochaine école qu’ils visiteront recevra donc plus de matériel que prévu.

Depósito de agua que no funciona. Aunque este lugar se encuentra en la capital del Perú, no hay agua. La gente tiene que comprar su agua y antes de usarla, tiene que hervirla con gas que cuesta mucho dinero.

Réservoir d’eau qui ne fonctionne pas. Cet endroit a beau se trouver dans la capitale, il n’y a toujours pas d’accès à l’eau! Les habitants doivent acheter l’eau et la faire bouillir, avant de la consommer, avec du gaz qui coùte cher.

“Prohibido botar basura”.

“Interdit de jeter des ordures”.

Para salir, se tiene que pasar por la misma escalera que al principio.

Pour sortir, on doit passer par le même escalier que tout à l’heure.