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Économie Banana Republic



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Certains fermiers chinois apprennent à la dure la loi de l’offre et de la demande.

L’an dernier, le prix des bananes a augmenté en Chine à un point tel que la banane est devenue un objet de spéculation. De nombreux paysans se sont mis à la production de bananes en espérant pouvoir récolter d’immenses profits…

Mais trop nombreux ont été les paysans à s’improviser bananiculteurs. Résultat: les bananes ont inondé le marché et les prix se sont effondrés. Prix d’un 斤 jin (500g) de bananes: 1 yuan (0,17$; 0,10€), mais ce prix peut probablement être négocié jusqu’à la moitié.

La même chose s’est produite il y a quelques années avec des briques compactes de thé Pu’er (普洱)séché. Le prix du thé Pu’er avait grimpé à un point tel que des paysans ont jugé préférable de “stocker” leur argent dans des briques compactes de thé séché au lieu de le mettre à la banque. Il est vrai que le rendement de cet investissement était bien meilleur que ce que la banque pouvait leur offrir… et ce jusqu’à ce que le marché s’effondre et des centaines de milliers de paysans perdent leurs économies. Ça peu sembler risible aujourd’hui, mais des vies ont été détruites et des suicides ont été commis à cause de cette bulle économique.

La grande spéculation de cette année, à part les bananes, c’est l’aïl. On verra ce qui se passera. Déjà de nombreux fermiers se mettent à leur agriculture.

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Voici cinq jours que je suis en Moldavie. Un journaliste anglais, qui a vécu dans le même appartement que moi, a passé trois jours à Chisinau et il a écrit un article spécial d’une page dans un journal sur la Moldavie. En cinq jours, je ne crois pas en connaître assez pour en écrire autant, donc si je me fis à mon expérience, l’article de ce journaliste devait être très incomplet. La Moldavie est un pays avec une histoire tres complexe, qui se trouve dans le continent européen, mais qui ne fait pas partie de l’Union Européenne. Pour y entrer, il faut passer par la douane. La Moldavie a comme devise le Leu (pluriel: lei) et n’est pas près d’adopter l’euro. En 2001, la Moldavie devenait le premier pays européen à élire démocratiquement un Parti communiste. Ce pays est donc, officiellement, communiste. En pratique, qu’est-ce que cela signifie? J’imagine qu’il faut avoir grandi dans ce pays et avoir vu la transition du communisme à l’économie de marché pour vraiment bien comprendre. Cinq jours ne sont pas suffisants. Mais en surface, Chisinau a l’air d’une ville très “capitaliste”, vraiment bien convertie à l’économie de marché. Les commerces et les publicités sont partout. Il reste cependant des traces de l’époque communiste: de vieux messages, des appartements, les trolleybus…

(Source: John Dutton; http://www.documentaire.com/caucasus/Transdniestria.html )

Voici la carte de la Moldavie. Ce pays a déclaré son indépendance de l’URSS en 1991. Avant de devenir une RSS (République Socialiste Soviétique au sein de l’URSS) , la Moldavie était une région d’un pays nommé la Bessarabie, unissant la Roumanie et la Moldavie. La langue parlée en Moldavie est le Moldave, qui est, en fait, le roumain avec quelques différences régionales (accent et certains mots différents). En URSS, le gouvernement central a adopté une politique de russification de la Moldavie. Beaucoup de Russes se sont donc installés en Moldavie, ce qui a eu comme conséquence de changer la démographie du pays en faveur des Russes. En 1991, lorsque la Moldavie a déclaré son indépendance, la région située à l’est du fleuve Dniestr, la Transdniestrie, qui est à très forte majorité russophone, n’a pas voulu se joindre au nouveau pays roumanophone. Ils ont donc à leur tour déclaré leur indépendance, ce qui a résulté en une guerre. La Transdniestrie, aidée par l’armée russe a vaincu les forces moldaves et ils ont acquis leur indépendance face à la Moldavie. Un pays était né. Tout ce qui est nécessaire à la construction d’un pays était présent: un gouvernement, une monnaie, une constitution, des lois, une force armée, la police… tout sauf la reconnaissance internationale. La Transdniestrie est donc un pays qui n’est reconnu par aucun gouvernement étranger, ce qui fait en sorte qu’il n’apparaît sur aucune carte. Le gouvernement de la Moldavie n’a aucun contrôle sur cette zone.

Depuis longtemps déjà, je prévois de visiter la Transdniestrie, pour son histoire, son passé et son présent. Le site web du gouvernement du Canada prévient qu’aucune protection consulaire n’est assurée aux Canadiens ayant des problèmes en Transdniestrie, le Canada n’ayant aucunes relations avec la Transdniestrie et la Moldavie n’ayant aucun contrôle sur cette région. Le gouvernement prie donc les Canadiens d’”Éviter tout déplacement dans ce territoire”. Tous les Roumains à Bucarest à qui j’ai dit que j’irais en Transdniestrie m’ont fortement découragé d’y aller. Mais à Chisinau, les Moldaves et les touristes que j’ai rencontrés avaient une toute autre vision des choses. Le touriste avec qui je partage ma chambre avait déjà visité la Transdniestrie plusieurs fois sans jamais avoir de problèmes et ma guide avait traversé la frontière une bonne cinquantaine de fois sans problèmes. En sachant que je le regretterais toute ma vie si je changeais d’idée et que je n’allais pas en Transdniestrie, j’ai décidé de faire le tour de Tiraspol, la capitale de la Transdniestrie, avec la fille de la propriétaire de l’appartement où j’habite. Voici ce que j’ai vu:…

Ma guide, un touriste néo-zélandais et moi sommes allés à la station d’autobus au centre-ville de Chisinau et nous avons pris une sorte de taxi collectif qui fait le voyage Chisinau – Tiraspol à tous les jours, pour 75 lei (7,50$). Une heure après le départ, nous sommes arrivés à la frontière. En théorie, visiter la Transdniestrie est gratuit. Mais en pratique, il faut payer si on est étranger. En fait, il faut corrompre les gardes frontaliers pour qu’ils nous laissent entrer dans le pays. Ma guide, Natasha, savait comment s’y prendre et après avoir traversé la frontière une cinquantaine de fois avec des touristes, elle connaissait bien les douaniers. Pour elle, le prix d’entrée de ses touristes n’était “que” de 15 euros, au lieu des 50 euros habituels. 15 euros par touriste, ça fait 30 euros, directement dans les poches des douaniers. Si on multiplie ce chiffre par le nombre de touristes qui passent par jour et le nombre de jours dans un mois, ça fait un très bon salaire pour quelqu’un vivant dans la région la plus pauvre d’Europe! On m’a donné cette carte d’immigration avec l’heure écrite en haut. 10h20. Le visa n’était bon que pour quatre heures.

Et… me voilà en Transdniestrie! Le marteau et la faucille, l’ex-drapeau de la RSS de Moldavie, et un signe qui dit “La RMT vous souhaite la bienvenue dans la capitale”. Le nom officiel de la Transdniestrie est la RMT (République moldave de Transdniestrie).

Voici la rue principale de Tiraspol. Très large.

Cette journée-là, elle était en réparation.

Avec des machines très vieilles…

Au square principal, situé sur la rue principale, Natasha nous expliquait la signification de ce que l’on voyait.

Un tank sur la place principale. Il a été utilisé durant la Grande guerre patriotique, contre les nazis. (1941-1945)

Un mémorial à la guerre en Afghanistan.

Un panneau commémorant le 63e anniversaire de la victoire soviétique contre les forces nazies en 1945.

“URSS … Victoire”

Le drapeau de la Transdniestrie. C’est le même que celui utilisé par l’ex-RSS de la Moldavie.

Le parlement de Tiraspol avec la statue de Lénine devant. Il est interdit de prendre une photo du parlement, je n’ai donc pas pu m’approcher pour prendre une photo avec un meilleur angle.

La maison des Soviets.

Les lauréats d’un concours.

Le fleuve Dniestr qui divise les deux mondes…

…et le pont qui le traverse.

Che Guevara et Vladimir Poutine ensemble.

Et Dmitri Medvedev, le nouveau président russe.

Y Dmitri Medvedev, el nuevo presidente ruso.

Derrière ce mur se trouvent cachés des objets. Ils y ont été cachés en 1967. En 2017, soit 50 ans plus tard, le mur sera détruit et on pourra découvrir ce qui a été caché. Que pensez-vous a été caché là?

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Machine à eau. Pour 70 kopecks transdniestriens vous avez un verre d’eau gaséifiée…

Un tour à Tiraspol n’est pas complet sans acheter d’alcool. Les bouteilles de cognac et d’autres alcools sont 5 à 10 fois moins cher qu’en Moldavie (où les prix sont déjà très bas). Ici, vous avez des prix entre 17 et 60 roubles transdniestriens (entre 2 et 7$).

Appartements typiques à Tiraspol.

Un soldat russe. Sans l’aide de la Russie, la Transdniestrie serait incapable de conserver son indépendance face à la Moldavie. À Tiraspol, on voit beaucoup de soldats russes. Il y a même des bureaux de l’armée russe avec le drapeau russe hissé sur le toit!

Le taux de change du rouble transdniestrien face aux devises américaine, européenne, russe, ukrainienne et moldave. Je trouve fascinant le fait que les Transdniestriens aient réussi à créer leur propre monnaie! Comme la Transdniestrie n’est reconnu par aucun pays étranger, leur devise n’est échangeable dans aucune banque étrangère. Mieux vaut donc se débarrasser de tous ses roubles transdniestriens avant de sortir du pays si on ne veut pas être coincés avec de l’argent « Monopoly ».

Station service “Sheriff”…

Super marché “Sheriff”… il y a aussi un stade Sheriff. Sheriff est une chaîne de commerces présents partout en Transdniestrie. Le propriétaire de la chaîne n’est nul autre que le président Smirnoff lui-même et ses associés (dans le gouvernement). On dit que la Transdniestrie est gouvernée par la mafia. Le président Smirnoff serait le chef de la mafia et ses subalternes, conseillers, ministres et autres, seraient ses associés. Certains seraient même activement recherchés par Interpol… Quand la Transdniestrie s’est ouverte à l’économie de marché, le gouvernement et, par extension, le président possédant tout le pays, a créé la chaîne Sheriff et aujourd’hui, elle est présente partout dans le pays.

Voici donc ce que j’ai vu en Transdniestrie. En surface, Tiraspol ne m’a pas semblé bien différente à Chisinau, sauf pour les signes communistes que l’on pouvait apercevoir çà et là, le marteau et la faucille, par exemple. Tiraspol ne semblait pas être une ville assiégée par l’armée. Les soldats qui marchaient dans la rue n’étaient même pas armés. Tiraspol est une ville très calme. Serait-ce le calme avant la tempête? Une chose est sûre, le statu quo ne peut pas durer. Smirnoff est le président de la Transdniestrie depuis son indépendance, depuis plus de 17 ans. Lorsqu’il partira, que se passera-t-il? Est-ce que la Transdniestrie peut encore tenir longtemps isolée du monde sans reconnaissance internationale? À toutes ces questions fascinantes, nous trouverons une réponse dans les prochaines années, peut-être décennies.

Indice Big Mac, Monnaies, Économie Indice Big Mac



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Avant d’avoir entendu parler de “l’indice Big Mac” je me suis intéressé à prendre des photos des publicités de McDonald’s dans tous les pays où je voyageais. Je trouvais intéressant le fait que dans chaque pays, les publicités pour McDonald’s étaient toutes très semblables par le style. Alors je me suis mis à prendre des photos des publicités dans chaque pays où je me suis trouvé. Or, sur ces annonces, y figure le prix d’hambourgers de petit format. J’ai découvert récemment qu’un moyen de mesurer le coût de la vie dans les pays étrangers est d’en comparer le prix d’un BigMac. Voici une comparaison:

Antes de haber escuchado sobre el “índice Big Mac” encontraba interesante el hecho de que en cada país, los anuncios de McDonald’s son muy parecidas por su estilo. Entonces me puse a tomar fotos de los anuncios en cada país donde estuve. Más tarde aprendi que el índice Big Mac es una manera de comparar el costo de la vida de un país por el precio de un Big Mac en los restaurantes McDonald’s de este país. En este artículo, muestro los anuncios de los cuatros países sudamericanos donde estuve: Perú, Chile, Argentina y Uruguay.

Lima, Pérou. N’ayant pas pris de photos des prix des BigMacs dans chaque pays, le seul point qui pourra servir de comparaison, c’est le prix de l’hambourger simple avec une tranche de fromage. Au Pérou, il coûte 2,50 nuevos soles (0,85 USD).

Lima, Perú. No he tomado fotos de los precios de los BigMacs. Entonces, el único indicador para comparar que tenemos en estas fotos son el precio de la hamburguesa, con o sin queso. En Perú, una hamburguesa con queso cuesta 2,50 nuevos soles (USD 0,85).

Au Chili, l’hambourger sans la tranche de fromage coûte 500 pesos chiliens (1,03 USD). Donc sans fromage, il coûte plus cher qu’au Pérou avec du fromage…

En Chile, la hamburguesa sin queso cuesta 500 pesos chilenos (USD 1,03). Entonces sin queso cuesta más que en Perú dónde venden las hamburguesas con queso…

En Argentine, l’hambourger avec fromage coûte 3,50 pesos argentins (1,11 USD).

En Argentina, la hamburguesa con queso cuesta 3,50 pesos argentinos (USD 1,11).

Finalement, l’Uruguay, selon l’indice “hambourger simple” serait le pays le plus cher des quatres. Il en coûte 30 pesos uruguayéens (1,42 USD) pour manger un hambourger sans tranche de fromage.

Finalmente, Uruguay, segun el índice “hamburguesa” sería el país más caro de estos cuatros. Cuesta 30 pesos uruguayos (USD 1,42) para comer una hamburguesa sin queso.

***

Un petit tableau comparatif:

Tablita de comparación:

Pérou/Perú: 0,85 USD
Chili/Chile: 1,03 USD
Argentine/Argentina: 1,11 USD
Uruguay: 1,42 USD

А в России? :-)